Comme le précise le psychiatre Serge Tisseron dans une interview pour Doctissimo , "sur Second Life, il n'y a aucun interdit, à part la pédophilie, et aussi l'impossibilité d'imposer à un autre avatar quelque chose qu'il ne veut pas faire. Cela laisse donc libre court à pratiquement tous les fantasmes". Totale liberté, anonymat garanti, avatar sans rapport avec l'apparence réelle... Toutes ces composantes font de Second Life le paradis des fantasmes.
Les sex-shops jalonnent les rues de certains quartiers, proposant des photos et des vidéos pornographiques et surtout, ce qui manque le plus cruellement aux nouveaux arrivants : des organes génitaux. En effet, les avatars sur Second Life sont originellement asexués.
Le marché du sexe est ainsi l'un des plus rentables de l'univers de Linden Lab.
Face à ce phénomène, l'Association Famille de France a réclamé le 18 juin 2007 la fermeture de Second Life sur le territoire français et a accusé l'éditeur du jeu, Linden Lab, et les fournisseurs d'accès à internet de ne pas lutter efficacement contre l'accès du jeu aux mineurs.
A ces accusations, l'Association des Fournisseurs d'Accès à Internet a répondu que "la France fournissait l'accès gratuit à un outil de contrôle parental pour filtrer les contenus et que cela fonctionnait pour Second Life". Selon cette association, c'est aux parents de surveiller leurs enfants.
Le 2 juillet 2007, le juge Emmanuel Binohe a rejeté la demande de Famille de France, expliquant que « cette dernière n’est pas en mesure de justifier de la réalisation effective d'un trouble grave à caractère manifestement illicite et d'un risque de dommage imminent pouvant affecter les mineurs".
Cependant, le débat de l'influence des images sexuelles sur les plus jeunes, et le possible passage à l'acte reste un débat récurrent qui n'a jamais été tranché, tant les avis des experts sont opposés. Selon les uns, les adolescents arrivent à bien faire la différence entre les deux mondes. Selon les autres, ces images sexuelles peuvent polluer l'imaginaire de l'adolescent et lui donner la fausse impression d'une sexualité normative, parfois violente.
Et vous, quel est votre avis à ce sujet?